Wes Anderson aime l'Asie au point rouge et les trio haut en couleur, il aime aussi les trains, bollywoodiens de préférence, bleu et jauni par un soleil Indy intransigeant, Wes Anderson aime également Paris, mais c'est en duo et en vert de gris (normal) qu'il décline sa perception de la capitale, j'annonce donc la couleur...le dernier film de Wes Anderson n'est pas en noir et blanc, tant pis pour le puriste et tant mieux pour moi.Sa vision "limitée" d'un Darjeeling qui va bien au delà d'une simple boisson ancestrale et vaguement énergétique (pas très "excitante" en soi, à l'écran tout du moins), puisqu'il s'agit là d'une sorte d'Orient non-Express au décor sans pâte ni carton (l'Inde), d'un Bill Murray qui rate un coche "cinématographique" gros comme une assise portoricaine (Jenifer Lopez par exemple), d'un serpent faussement venimeux qui se verrais bien en nouveau flipper le dauphin où en Jean Jacques Annaud (l'Ours), une Anjelica Huston qui n'a pas envie d'être là et qui, de toute façon se casse illico et une Nathalie Portman qui exhibe son cul dans une chambre d'hôtel comme j'exhiberai le mien dans un stade de Vienne un 11 Mai 2008*, pfff n'importe quoi !.
Nul doute que c'est de grand cinéma dont il est question ici, d'une projection esthétique à souhait égayée dans sa forme par une poésie belle et touchante comme une bonne purée-jambon, habitée par des personnages proprement extra aux charismes évidents, à l'image d'un Owen Wilson cassé, dans son rôle comme dans sa propre existence, d'un Jason Schwartzmann hanté par des démons libidi-vagineux et convaincant tant sur le fond que sur la forme et sans oublier, bien sur, l'Adrien "pianiste" Brody nous gratifiant présentement de ce qu'il a de meilleur.
Anderson nous fait cadeau, pour son 5ème long, d'une pellicule fine en bouche, cuite au feu de bois et d'une infinie saveur dans la voie lactée d'un cinéma indépendant américain à la (trop fréquente) frugalité micro-ondable, ce "Darjeeling limited" là est un ovni au goût certain, gravitant en apesanteur dans la galaxie d'un réalisateur (déjà) extra-sidéral et proprement sidérant, ayant su créer un univers personnel et inédit, parfois déconcertant certe, mais qui jamais ne sent le réchauffé ras du sol. A table !
* Spencer Tunick
Merci à Owen Wilson, Jason Schwartzmann, Adrien Brody, Bill Murray et Wes Anderson.
Nul doute que c'est de grand cinéma dont il est question ici, d'une projection esthétique à souhait égayée dans sa forme par une poésie belle et touchante comme une bonne purée-jambon, habitée par des personnages proprement extra aux charismes évidents, à l'image d'un Owen Wilson cassé, dans son rôle comme dans sa propre existence, d'un Jason Schwartzmann hanté par des démons libidi-vagineux et convaincant tant sur le fond que sur la forme et sans oublier, bien sur, l'Adrien "pianiste" Brody nous gratifiant présentement de ce qu'il a de meilleur.
Anderson nous fait cadeau, pour son 5ème long, d'une pellicule fine en bouche, cuite au feu de bois et d'une infinie saveur dans la voie lactée d'un cinéma indépendant américain à la (trop fréquente) frugalité micro-ondable, ce "Darjeeling limited" là est un ovni au goût certain, gravitant en apesanteur dans la galaxie d'un réalisateur (déjà) extra-sidéral et proprement sidérant, ayant su créer un univers personnel et inédit, parfois déconcertant certe, mais qui jamais ne sent le réchauffé ras du sol. A table !
* Spencer Tunick
Merci à Owen Wilson, Jason Schwartzmann, Adrien Brody, Bill Murray et Wes Anderson.
3 commentaires:
Critique intéressante qui colle assez bien au film. Pour ma part, je n'ai pas trop adhéré...sans doute à cause de la lenteur de l'intrigue!Cependant,pour la beauté de réalisation dans un pays aux multiples couleurs chatoyantes et pour la bande son(heureusement que y avait de la bonne musique sinon j'aurais ronflé!!)et après avoir lu ta critique (of course!), il faut être curieux et se bouger pour aller au ciné...Pis sans oublier un bon trio d'acteurs qui m'ont fait tout de même rire...
Pour ma part, je pense que c'est le mocassin d'Owen Wilson qui fait toute la réussite du film...
En plus d'être un film agréable à regarder, moi je suis tombée in love de la sosie version indienne (qui en fait est anglaise de parents sri-lankais!) de Rosario Dawson (ma love actually!) : Amara Karan (miam miam miam!)
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